Livres et Parlotte #58 – Janvier 2025

Le club de lecture rempile pour une septième année, un grand merci aux fidèles des premières heures et à tous ceux, toujours plus nombreux, qui nous rejoignent au fil des mois, nos échanges me réjouissent toujours autant !

Une rencontre sera prévue à la librairie Livres et Parlotte  (Paris 16)  le mardi 28 janvier à 19h30 pour ceux qui le souhaitent ; l’inscription se fait en même temps que le vote, via le formulaire en bas de page. Merci de noter que les frais de participation à cette soirée s’élèvent à 15 euros.

Pour un rappel du concept et des modalités  : rendez-vous sur cet article. Bien entendu nous nous retrouvons toujours également sur le groupe Facebook !

Le thème pour janvier 2025 est : « Les recalés »

Certains d’entre vous m’ont soufflé l’idée de ce nouveau thème que je trouve enthousiasmant : remettre en avant les romans qui n’ont pas été choisis lors des sélections des six années précédentes. La liste s’est constituée tout naturellement avec ces six romans que j’ai déjà proposés au moins deux fois et qui n’ont jusque là pas bénéficié de vos votes, à mon grand regret ! Voici donc l’occasion ou jamais de remettre en lumière de magnifiques textes…

Voici dont les six romans en question, dont je vous présente les résumés ci-dessous :

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Cristallisation secrète – Yōko Ogawa

Présentation de l’éditeur :

L’île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d’effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s’épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d’un oiseau s’est évanoui tout comme celui de l’émotion que provoquaient en elle la beauté d’une fleur, la délicatesse d’un parfum, la mort d’un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.
En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l’objet de rafles terrifiantes…

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Présentation de l’éditeur :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court storyaméricaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

→ Ma chronique ici

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Le Mur invisible – Marlen Haushofer

Présentation de l’éditeur :

Après une catastrophe planétaire, l’héroïne se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s’être pétrifiée durant la nuit. Tel un moderne Robinson, elle organise sa survie en compagnie de quelques animaux familiers, prend en main son destin dans un combat quotidien contre la forêt, les intempéries et la maladie. Et ce qui aurait pu être un simple exercice de style sur un thème à la mode prend dès lors la dimension d’une aventure bouleversante où le labeur, la solitude et la peur constituent les conditions de l’expérience humaine.

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Samedi – Ian McEwan

Présentation de l’éditeur :

Pour Henry Perowne – neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d’un musicien de blues et d’une poétesse – ce devait être un samedi comme les autres. Pas question d’aller défiler contre la guerre en Irak. Plutôt goûter les plaisirs de la vie. Et pourtant… Un banal accrochage, et voilà la violence qui surgit dans son existence protégée. Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant.
Tout en faisant diaboliquement monter le suspense, McEwan entrelace événements planétaires et privés avec une telle virtuosité que cet étrange samedi devient la métaphore de toute une vie, de toutes nos vies fragiles d’Occidentaux pris dans la tourmente de ce début de siècle.

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Les Heures – Michael Cunningham

Présentation de l’éditeur :

Trois femmes, trois époques, une journée. Virginia vient d’achever Mrs Dalloway. Dans le New York de la fin du XXe siècle, Clarissa accompagne Richard dans sa terrible maladie. Laura, femme au foyer californienne des années 1950, est accablée par l’ennui.
Dans ce roman bouleversant de sensibilité, les heures défilent et métamorphosent ces héroïnes que tout semble séparer, hormis peut-être les maux de l’âme et le rêve d’un ailleurs.
Une méditation magistrale sur le temps, l’amour et la mort, hantée par les démons de Virginia Woolf.

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Dans la forêt – Edna O’Brien

Présentation de l’éditeur :

Michen est de retour au pays. Celui qui, à dix ans, a volé un fusil, sème la terreur sur son passage. Il rackette, menace, insulte la population, bien trop effrayée par de possibles représailles pour le dénoncer. Enfermé dans sa solitude depuis la mort de sa mère, il ne répond qu’aux voix qui résonnent dans sa tête.
Eily, nouvelle venue au village, vient de s’installer avec son fils de quatre ans dans une maison abandonnée au milieu des champs. Sa beauté lumineuse et sa liberté fascinent, en même temps qu’elles suscitent la méfiance. Quand elle disparaît avec l’enfant, on croit d’abord à une fugue…
S’inspirant d’un fait divers qui bouleversa un petit village du comté de Clare en 1994, Edna O’Brien nous entraîne au plus près du délire psychotique d’un meurtrier, alternant de manière troublante les points de vue, celui du protagoniste, ceux de l’entourage et ceux de ses victimes, dans un saisissant roman polyphonique, où l’effroi le dispute à la compassion.

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Les votes sont clos et le livre retenu pour la lecture de janvier est :
Le Mur invisible – Marlen Haushofer

N’hésitez pas à participer à la lecture commune sur les réseaux sociaux avec le hashtag #clublecturelivresetparlotte !

À bientôt !

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