La maison des oubliés – Peter James

Résumé :

Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu’une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d’un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.
Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.
Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n’a plus de doute : leur présence n’est pas vraiment souhaitée. Quelqu’un semble même prêt à tout pour les expulser de là… à n’importe quel prix.

« Auraient-ils acheté la maison en sachant qu’il y avait un fantôme ? »

Mon avis :

À cette période, alors que les jours raccourcissent et que l’automne s’installe véritablement, j’aime beaucoup lire des histoires de fantômes. Ce roman (contemporain pour une fois…!) me faisait de l’oeil depuis sa sortie, et si je ne m’attendais pas à être renversée par son originalité, j’avais hâte de m’y plonger pour quelques frissons très halloweenesques…!

« Les vieux du village disaient que la maison était maudite, ou damnée, mais la réalité, c’est qu’une demeure de cet âge a forcément connu des morts. L’histoire du genre humain n’est pas un conte de fées, n’est-ce pas ? »

Qui n’a jamais rêvé de tout quitter pour s’installer dans une vieille demeure pleine de charme, qui plus est dans la campagne anglaise ? C’est le rêve de bien des citadins, et également celui de la famille Harcourt, tombée sous le charme de cette maison victorienne. Bien sûr, ils savaient que de nombreux travaux seraient nécessaires pour la remettre en état, mais ils ne s’attendaient pas à ce que la maison leur donne autant de fil à retordre. Apparitions, problèmes de plomberie, courants d’air… Le gros point fort du roman est l’installation extrêmement rapide de l’angoisse, dès le premier chapitre en réalité. Il n’y a pas, contrairement à ce qu’on voit souvent dans les romans de ce genre, de longues phases de doutes, avec des personnages qui ne sont pas certains de ce qu’ils ont vu ou entendu, et qui refusent l’évidence jusqu’au bout. Ici on ne tergiverse pas : tous les membres de la famille vont voir ces mystérieuses « apparitions ». Et s’ils ne déguerpissent pas à la seconde même où leur soupçon se confirme, c’est parce qu’ils n’ont pas les moyens de renoncer à ce projet dans lequel ils ont investi tout leur argent. J’ai trouvé que de ce point de vue, le récit était assez original, on acte très vite qu’il se passe des choses étranges dans cette maison, mais pour autant ils y restent tous, s’interrogeant sur des solutions. La tension monte d’un cran à chaque chapitre, l’atmosphère se fait de plus en plus étouffante, l’auteur semant des éléments qui paraissent anodins sur le moment puis qui prennent une importance de plus en plus évidente jusqu’à un dénouement assez inattendu et brutal.

« Peut-être que les fantômes ne sont pas du tout des fantômes, et que tout ça a à voir avec notre compréhension du temps… »

Ce n’est clairement pas un roman mémorable pour son style, et il n’échappe pas aux clichés et à certains raccourcis faciles pour susciter l’effroi. Je préférerais toujours les histoires de fantômes dans la tradition anglo-saxonne auxquelles se sont essayés de nombreux grands écrivains. Mais il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un roman diablement efficace, que j’ai lu d’une traite et qui m’a fait sursauter bien des fois. C’est bien tout ce qu’on lui demande n’est-ce pas ?

Ma note 3 out of 5 stars (3 / 5)

 

 

 

Éditions Fleuve, traduit par Raphaëlle Dedourge, 7 mars 2019, 352 pages

2 commentaires sur “La maison des oubliés – Peter James

  1. La couverture et ta superbe mise en scène pour la photo nous plongent directement dans l’ambiance! Merci beaucoup pour cette découverte. Pour ma part, mon histoire de fantôme préférée est Le fantôme de Canterville d’Oscar Wilde, une nouvelle qui se dévore comme un bonbon d’Halloween.

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