Les vacances d’Hercule Poirot – Agatha Christie

Résumé :

Hercule Poirot aimerait bien passer des vacances tranquilles. Une petite île, un hôtel agréable, une cuisine soignée, des pensionnaires charmants : tout irait pour le mieux si, parmi les estivants, ne rôdait une de ces femmes fatales qui font faire bien des bêtises aux hommes…

Mon avis :

Ah que j’aime Agatha Christie ! Ses romans ne me déçoivent jamais et sont toujours parfaits lorsque j’ai des petites pannes de lecture. Celui-ci, délicieusement estival, ne fait pas exception à la règle.

« C’est romantique, oui, acquiesça Poirot. C’est paisible. La mer est bleue. Le soleil brille. Mais vous oubliez, Miss Brewster, que le mal est partout sous le soleil. »

Direction une petite île préservée des touristes, sur laquelle se trouve un unique hôtel. Une grande plage, quelques criques de rêve, et une petite communauté de vacanciers occupés à cancaner les uns sur les autres. C’est surtout l’arrivée du capitaine Marshall et de sa femme, Arlena, qui fait jaser. Cette dernière est en effet d’une grande beauté, et ne faillit pas à sa réputation de séductrice. Elle fait tourner toutes les têtes, à commencer par celle du jeune Patrick Redfern, pourtant marié à la douce et discrète Christine. Leur liaison n’est un secret pour personne, et les commérages vont bon train. Les différents personnages sont bien entendu, comme toujours, assez caricaturaux, ce qui donne au récit une dose d’humour irrésistible : Mr et Mme Gardener, un couple affable d’Américains formé par une femme bavarde et un homme résigné ; Miss Darnley, célèbre styliste mais désespérément seule ; le révérend Lane obsédé par la présence du Mal ; miss Brewster, vieille fille aigrie mais perspicace ; le major Barry, ancien officier de l’armée des Indes ; Mr Bart, un arriviste insupportable ; Linda Marshall, l’adolescente mal dans sa peau détestant sa belle-mère… On se délecte de cette étude de caractères en attendant de percer à jour le rôle de chacun dans le terrible meurtre qui a eu lieu.

« La femme peut être le recours et l’inspiration de l’homme. Elle peut aussi être sa ruine. Elle peut le rabaisser au rang de la bête. »

Encore une fois je n’ai rien vu venir, l’intrigue est incroyablement bien ficelée, les indices tellement nombreux et surprenants que le puzzle peine à se mettre en place jusqu’à la grande démonstration de déduction opérée par Hercule Poirot dans les dernières pages.  Mon seul regret, comme souvent chez Agatha Christie, réside dans les toutes dernières lignes, qui se veulent plus banales, renouent avec un retour à la normale, mais qui trahissent l’état d’esprit (et notamment certains archétypes sociaux) contemporain de l’auteure. Mais c’est un détail…

Ce n’est pas un de mes préférés (je voue un culte absolu à Dix petits nègres), mais c’est une excellente lecture d’été !

Ma note 3 out of 5 stars (3 / 5)

 

 

 

Éditions Livre de Poche, 3 mai 1982, 219 pages

2 commentaires sur “Les vacances d’Hercule Poirot – Agatha Christie

  1. Etant aussi friande de l’auteure (je suis en plein dans un recueil de nouvelles d’Hercule Poirot que je savoure bien doucement), je me note celui-ci que je ne connaissais pas !

  2. Oh que moi aussi je suis une fan d’Agatha Christie !!!
    Celui-là j’ai adoré ! De toute façon les enquêtes d’Hercule Poirot sont extras ! mais j’avoue que mon top 1 reste Mort sur Nil !

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